Un peu d'Histoire
Les premiers vaccins
On raconte que, dès avant le XI° Siècle, les Indiens et les Chinois
pratiquaient la "variolisation"; mais sa première pratique, en Chine, remonte avec certitude au XVI° S., avec l'utilisation de pus de lésions (vésicules) d'un malade atteint
de Variole. Bien qu'on espérât que cette substance fût peu virulente, la léthalité de la pratique atteignait tout de même 2% ! Pour mémoire, la Variole maladie a alors une léthalité
supérieure à 50% !
Importée le long de la Route de la Soie, via Constantinople, la pratique arrive en Occident au début du XVIII° S., en provoquant en France déjà
quelques remous, et, d'après Wikipédia, Voltaire se moque un peu de ses concitoyens:
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« Un évêque de Worcester a depuis peu prêché à Londres l'inoculation; il a démontré en citoyen combien cette pratique avait conservé de sujets à l'Etat;
il l'a recommandée en pasteur charitable. On prêcherait à Paris contre cette invention salutaire comme on a écrit vingt ans contre les expériences de Newton; tout prouve que les Anglais
sont plus philosophes et plus hardis que nous. Il faut bien du temps pour qu'une certaine raison et un certain courage d'esprit franchissent le Pas de Calais »
A la fin du XVIII° S., on pense à utiliser plutôt les lésions de la variole
de la vache, sur le pis: c'est la naissance de la Jennerisation (du nom du médecin Anglais Edward Jenner qui la pratiqua le premier en 1796), qui devint rapidement
"vaccination", du latin vacca qui veut dire vache. On parlait aussi d'"inoculation".
C'est Louis Pasteur et ses collaborateurs (Roux, Koch, ...), au cours de la 2° moitié du 19° S., qui expliquèrent le principe d'action de la
vaccination: en gros, il s'agit de forcer le corps humain (ou animal) à produire des "substances" biologiques dirigées contre un agent pathogène déterminé (bactérie, champignon,
toxine ou virus), en lui injectant cet agent (entier ou en morceaux, vivant, atténué ou inactivé, ...). De nos jours, il existe des vaccins qui peuvent être administrés par la bouche ou en
spray nasal.
Epoque moderne
Elle commence à la fin de la 2° Guerre Mondiale. C'est l'époque où on produit
les premiers vaccins très efficaces contre des maladies virales, comme la Fièvre Jaune, la Poliomyélite et la Grippe.
Curieusement, j'ai lu dans un blog (je vais "le dénoncer" plus
loin), que, au cours de la grande pandémie de grippe Espagnole (1918 - 1919), seuls sont tombés malades et sont morts les gens qui avaient été vaccinés contre le virus A
(H1N1) responsable de cette pandémie: aucun vaccin antigrippal n'existait en 1918 - 1919 !
La mise au point des techniques de "culture de virus in
vitro", à partir des années 60, donne un coup de fouet à la modernisation et à la production à large échelle de ces vaccins.
D'une manière générale, la vaccination systématique en France contre certaines
maladies dues à des bactéries (Tuberculose, Coqueluche), à des toxines (Diphtérie, Tétanos) ou à des virus (Poliomyélite), a contribué à diviser la mortalité due à ces maladies par un
facteur compris entre 30 et 1.000 (le moins efficace étant le B.C.G. contre la Tuberculose).
Tous les vaccins sont susceptibles de provoquer des effets
secondaires
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Certains très bénins (les plus nombreux): fébricule, petite douleur au point
d'injection, cédant spontanément et rapidement (<48h);
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D'autres plus graves (très rares, parfois attribués à la vaccination par
excès, sans preuve scientifique solide: c'est le cas du Syndrome de Guillain-Barré après vaccination antipoliomyélitique ou antigrippale, ou de la Sclérose en Plaques après vaccination
antihépatite B ....!);
Pour augmenter l'efficacité de certains vaccins sans augmenter la dose
d'antigène utilisée, on a eu l'idée de rajouter des "adjuvants" (Gaston Ramon - 1925 -), dont certains sels d'aluminium utilisés avec bonheur depuis plusieurs dizaines
d'années. Bien sûr, pour activer l'immunité, les adjuvants doivent être "irritants": ils sont souvent mis en cause dans la survenue des effets secondaires
bénins.
Fabrication des Vaccins antigrippaux
Définition des antigènes contenus dans les vaccins
Tous les ans, à la fin de la période hivernale dans l'hémisphère nord, et
d'après les résultats de la surveillance épidémiologique mondiale (à laquelle participent le réseau des GROG Français dont nous avons parlé précédemment), l'Organisation Mondiale de la
Santé (OMS) détermine avec précision les souches virales ayant circulé au cours de la saison et devant être incluses dans le vaccin destiné à la prochaine saison épidémique. Par
exemple, pour la saison 2009/2010, le vaccin classique (contre la grippe saisonnière) devra contenir des souches de virus analogues à: (conformément à la classificication décrite dans
Mais, il faut voir comme on comprend, aussi ! Grippe 2 )
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A/Brisbane/59/2007 (H1 N1)
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A/Brisbane/10/2007 (H3 N2)
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B/Brisbane/10/2007
Production du Vaccin
Le virus est d'abord multiplié, par culture sur oeuf embryonné de poules
saines issues d'élevages contrôlés. Récemment un présentateur de journal télévisé a fait un peu trop vite (comme toujours à la télé !), et a parlé de "production sur oeufs de poules
infectées" ! Ceux qui se souviennent avoir lu ici que, au départ, tous les virus grippaux sont des virus d'origine aviaire, comprendront que leur affinité sélective pour les tissus
des oiseaux permette leur culture sur ces mêmes tissus (on annonce pour bientôt une production sur cultures cellulaires, s'affranchissant donc des oeufs de poules). Cette multiplication
s'accompagne d'une certaine atténuation du pouvoir pathogène de la souche virale cultivée.
Cliché futura-sciences.com
Cette atténuation n'est, toutefois, pas
suffisante: les virus obtenus sont alors tués, pour obtenir un vaccin complètement atténué, par des méthodes physico-chimiques
appropriées. La préparation est alors filtrée et purifiée: normalement, il ne reste que des antigènes viraux inoffensifs. Mais, dans certains cas on peut y trouver des
traces de protéines d'oeuf ou de poulet: le vaccin est donc contre-indiqué chez les gens présentant une allergie vraie à ces protéines, et d'ailleurs à d'autres composés qui
pourraient être présents selon le vaccin (LIRE LA NOTICE). Il n'en reste pas moins qu'un vaccin tué ne peut absolument pas "donner" la maladie qu'il est censé
prévenir.
Puis le vaccin est dosé (15 µg de chaque
antigène pour 0,5 ml de volume total), et "supplémenté ou NON" d'adjuvants: vous avez donc le choix, pour l'instant. D'ailleurs, le vaccin ne contient pas seulement
l'antigène et l'éventuel adjuvant:
Illustration de
senat.fr
Ensuite, le produit est testé, et on s'intéresse à deux choses
différentes:
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L'innocuité du vaccin. C'est plus long
pour un vaccin dont la formulation générale a changé que pour les vaccins répétés annuellement depuis longtemps. Surtout, des certitudes ne sont obtenues qu'après un usage répété dans des
circonstances épidémiologiques de terrain, sur un nombre de sujets suffisant. Il n'est pas possible de détecter, sur une série de 1.000 vaccinations, un effet adverse dont la fréquence
est de l'ordre de 1 pour 1.000.000 d'actes (exemple du Syndrome de Guillain-Barré, qui, je l'ai dit, n'a pas pu être attribué avec certitude aux vaccins).
-
L'efficacité du vaccin. A ce stade, il
n'est pas possible de déterminer le vrai taux d'efficacité du vaccin, c'est-à-dire la proportion des sujets vaccinés qui seront réellement protégés par le vaccin (il faut bien avoir
présent à l'esprit qu'un vaccin efficace à 100%, c'est extrêmement rare): ce taux sera connu à la fin de la saison épidémique en cours, par enquêtes par sondages sur échantillons
représentatifs, comparant le taux de survenue de la grippe chez les vaccinés à celui observé chez les non-vaccinés. Donc, à ce stade, on étudie seulement, chez ceux (volontaires sains)
qui ont reçu le produit, la proportion de ceux qui ont fabriqué des anticorps dirigés contre les antigènes viraux. Les vaccins en cours d'homologation contre le virus pandémique sont
ainsi évalués à 90 - 95% d'efficacité. Mais, ne nous emballons pas: habituellement le vrai Taux d'efficacité (dont je parle ci-dessus) des vaccins antigrippaux contre les épidémies
saisonnières ne dépasse guère 65%; peut-être d'aiileurs parce qu'ils sont utilisés chez une population particulière qui répond moins bien aux vaccinations.
Enfin, les vaccins sont soumis à l'approbation
des organismes ad'hoc pour les autorisations de mise sur le marché, un Européen et un Français pour nous ! L'ensemble du processus décrit ici, depuis la définition par l'OMS des
antigènes à inclure dans le vaccin final, jusqu'à la mise sur le marché, dure habituellement entre 4 et 6 mois; la fabrication des vaccins contre la grippe saisonnière n'a donc pas été
particulièrement raccourcie !
Cas Particulier de l'Année 2009
Nous avons 2 problèmes à gérer en même Temps: le vaccin contre la grippe saisonnière et le vaccin « Nouveau » contre la grippe pandémique, qui n'ont pas pu être mélangés dans la même seringue pour cette
année (problème technique lié au temps disponible). Or, entre 2 injections vaccinales, si elles ne sont pas faites le jour même, il faut laisser s'écouler 3 semaines.
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Nous commençons par le vaccin contre l'épidémie saisonnière, attendue dans 3
mois, parce que le vaccin est prêt !
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Fin octobre, la campagne de vaccination contre le virus pandémique pourra
commencer, même si nous sommes déjà en période épidémique depuis 3 semaines ! Il faut dire que le profil "épidémique" ne ressemble pas, pour l'instant, à ce qu'on a
l'habitude de voir dans les épidémies saisonnières: plus précoce, moins explosif ...
Alors, en guise de conclusion(s)
Quelques Remarques
Je connais, directement ou professionnellement, nombre des virologistes qu'on a beaucoup vus à la télévision cet été;
et, si aucun d'entre eux n'est vraiment mon ami, je peux témoigner que ce sont des gens sérieux: rien à voir avec des apprentis-sorcier.
Mon seul problème concerne le Professeur Flahaut: il devrait dire, en toute transparence, qu'il est suceptible d'avoir un conflit d'intérêt entre son activité
d'épidémiologiste de la grippe et ses liens avec l'industrie pharmaceutique !
Les industries pharmaceutiques sont des entreprises privées à but lucratif: elles sont tenues, pour leurs employés mêmes, de faire des profits. Comme par ailleurs leurs produits sont
contrôlés et leurs prix négociés, je ne vois aucun inconvénient à ce qu'elles gagnent de l'argent. Pensez-vous vraiment qu'elles développeraient sciemment des produits très toxiques à seule
fin de faire passer la population mondiale (c'est-à-dire leurs consommateurs !) de plus de 6 milliards à moins de 500 millions comme on le lit de plus en plus souvent [je ne veux pas faire de
publicité à cette soi-disant journaliste qui aurait porté plainte contre OBAMA et l'OMS (entre autres) pour tentative de génocide !!!: tant que le dossier ne comprendra pas un fac-similé des
dépots de plaintes, je considèrerais cette affaire comme un hoax, une rumeur, une légende urbaine, ... BREF la "théorie du complot" !]
Un Etonnement
Parmi toutes les choses les plus "abracadrabrantesques" que j'aie entendues ou vues, je ne veux retenir qu'un article de
blog dont je vous avais promis de dénoncer (amicalement) l'auteur. Je vous donne le lien, et vous irez voir le détail des "questions" qu'il se pose et qu'il nous pose:
http://evasion735.over-blog.fr/article-36267674.html
Ce camarade blogueur pose plus de 30 questions extrêmement
agressives, qui se transforment presqu'en autant d'affirmations, dont il ne nous dit pas qu'il les a vérifiées et recoupées. Pourtant, il est Professeur d'Histoire !!! Puis il propose un
scénario apocalyptique, donc presque de fin du monde, essentiellement dû à sa passion avouée pour la "Science-Fiction". J'ai évoqué un de ses arguments plus haut, à propos de la vaccination
qui aurait tué les gens en 1918 - 1919; je reprendrai presque tous les autres progressivement, à l'occasion de billets d'humeur, que je publierai dans la Communauté "Humeurs"
qu'il a créée et qu'il dirige, s'il me laisse faire ! Participer à répandre de telles rumeurs .... ce n'est pas sérieux, KAMERAD !
Quelques Conseils
J'arrive à la fin de cette série de billets: vous m'avez bien fait travailler, pour un retraité ! Que
ferez-vous personnellement en cette double circonstance, qui peut nous mener collectivement à une vraie catastrophe de santé publique ... mais aussi à un gigantesque éclat de rire: nul devin
n'est capable de vous dire ce qui va se passer.
Si vous vous dites: "les autorités nous racontent encore des histoires, pour cacher telle et telle chose ...", je vous rappellerai 2 ou 3 faits ...
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Les autorités ont complètement raté, en son temps, l'arrivée du SIDA
...
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Elles ont très bien réagi en revanche sur le problème dit de "la
vache folle": ç'aurait pu être une vraie hécatombe; les mesures drastiques préconisées ont été mises en oeuvre (malgré l'opposition des habituels râleurs de service), et
l'hécatombe a été évitée. Maintenant, on rigole de nos gouvernants qui se seraient affolés !
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La canicule de 2003 a été très mal gérée: l'Institut National de Veille
Sanitaire (INVS) était capable à l'époque de mettre à jour chaque semaine les statistiques et les graphiques concernant le SIDA, mais il n'avait même pas de méthode simple pour compter
les morts ! Peut-être parce que dirigé par un homme "trop vieux" ?
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La menace que faisait peser la grippe aviaire sur la santé publique, et
qu'elle fait toujours peser lourdement, a été très correctement prise en compte: ce n'est de la faute à nos gouvernants si la menace ne s'est pas encore concrétisée,
tout-de-même !
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"Gouverner, c'est prévoir": l'actuel gouvernement Français,
pour lequel je n'ai aucune tendresse particulière, a prévu de faire tout ce qui est possible dans un pays si difficile à gouverner que la France; Madame BACHELOT a même commandé 94
millions de doses de vaccin, puisqu'on disait au début que ce vaccin nécessiterait probablement 2 injections !
Personnellement, je me ferai vacciner, et 2 fois plutôt qu'une (je commence après demain avec la saisonnière !). D'ailleurs depuis plus
de 50 ans, la liste est longue des vaccinations dont j'ai bénéficié:
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Tétanos
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Poliomyélite
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Diphtérie
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BCG
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Coqueluche
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Typhoïde et paratyphoïdes A et B
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Hépatite B
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Hépatite A
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Méningite à ménigocoque
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Fièvre jaune
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Ne pas confondre l'hépatite virale et les patates viriles ! (Vous riez ?
C'est donc que vous m'avez suivi jusque là ?)
Et il se trouve que les pathologies dont je souffre n'ont aucun rapport direct ou lointain avec le grand nombre des
vaccinations que j'ai eues ...
Je vous conseillerais bien de faire comme moi .... D'autant plus que je n'ai pas
abordé encore la notion de vaccination altruiste ... Si on vaccinait contre la grippe, même saisonnière, les gens jeunes et en bonne santé, qui colportent les virus, qui
répondent mieux à la vaccination, chez lesquels le taux d'efficacité des vaccins serait bien supérieur à 65%, on pourrait peut-être interrompre ou éviter les épidémies ...?
Mais nous vivons en France, LIBRES, même de dire n'importe quoi, et la vaccination antigrippale ne sera obligatoire pour personne, pour 2 raisons
essentielles:
-
Une vaccination obligatoire est gratuite ...!
-
L'Etat serais obligé
d'indemniser tout et n'importe quoi ...!
Finalement, vous ferez ce que vous voudrez, et je trouverais dommage (sauf si vous êtes médecin) que vous vous sentiez coupable de choisir la non vaccination; mais à une condition quand
même:
Si vous tombez malade, avec fièvre, courbatures et toux, allez chez votre médecin traitant les mains lavées et le visage
caché par un masque, et soignez-vous, chez vous, au repos et en relatif isolement, .... et SURTOUT ne toussez pas sur votre clavier: pensez à nous ! Vous savez les dangers des virus pour
l'informatique ...!
"Epoumonant,
Non ?"
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